Depeche Mode Back To Compact: Depeche Mode (Best, 1990) | dmremix.pro

Depeche Mode Back To Compact: Depeche Mode (Best, 1990)

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Back To Compact: Depeche Mode
[Best, Novembre 1990. Texte: Emmanuelle Debaussart. Photos: Anton Corbijn / Claude Gassian.]
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En 81, Depeche Mode sort son premier album, «Speak And Spell», «parler et écrire» (mais aussi «sortilège»), sorte de B.A. qui, comme son nom l’indique, annonce ce que va être le groupe. La figure dominante à l’époque est celle de Vince Clarke. Martin Gore ne signe que deux chansons (peut être un brin plus torturées) et si le départ du premier n’avait pas fait prêter attention à qui avait écrit quoi, à l’écoute on n’aurait sans doute jamais vraiment établi de distinction. Quand l’album sort, il semble taillé dans un tissu homogène. C’est frais et sautillant. Pour situer et remettre dans le contexte, on est en plein après-punk et Londres est livré aux nouveaux romantiques, Pirates et autres oiseaux à frou-frou, longue mèche pendant sur les yeux, look librement inspiré des Incroyables et des Merveilleux de l’ancien régime. Depeche Mode n’échappe pas à la caricature. Proprets, glamours, ils viennent de Basildon, Essex. Trois copains, Vince Clarke, Andy Fletcher et Martin Gore (vite rejoint par Dave Gahan) qui ont formé le group un an aupravant, sur une structure assez classique: deux guitares, synthé, boîte à rhythmes. Un formule qu’ils abandonnent rapidement pour ce concentrer uniquement sur le synthétique et se trouver du même coup un personnalité. Quand ils apparaissent, ils font à la fois nouveaux et déplacés. Bien sûr il y avait eu Kraftwerk, dix ans auparavant et sous d’autres latitudes, mais même en ce tournant 80’s, en pleine ère d’explosion analogique et vague néo-romantique, l’influence des Allemands mutants reste minime. Le synthé n’est qu’un élément, contribuant fortement au style mais sans en constituer la force unique. Depeche Mode met les guitares au placard, alors que les groupes qui commencent à faire parler d’eux au même moment, Spandau Ballet, ABC, Duran Duran, ont tous, en plus des mélodies synthétiques, conservé l’électrique, et même une vraie batterie. En commun, mais en plus prononcé, Depeche Mode a un petit côté énervant, le côté mode justement, gentillets et un peu tête à claques. Le genre de groupe sur lequel on ne miserait pas plus qu’un été. Et pourtant, sur les trois exemples précités, ils seront les seuls à traverser la décennie sans faillir, fidèles à un style, sans monolithisme, ni dérapage opportuniste, affinant sans cesse, retravaillant et cisellant les mêmes obsessions jusqu’à trouver l’alchimie parfaite, celle qui continue à faire plaisir sans prêter à sourire. Leur force réside en une simplicité faussement candide, en une complicité jamais perdue avec un public de plus en plus nombreux. Leur secret tient autant dans les compositions que dans les textes, petites chansons sur l’amour et la vie de tous les jours, sans grandes considérations philosophiques, qui permettent à tout un chacun de s’identifier au contenu. Pourtant, petit à petit, en finesse, ils introduiront un élément plus dérangeant, pervers, masqué au début par la musique facile, rendu plus complexe au fur et à mesure par des mélodies plus posées et plus profondes qui donnent aux textes une dimension supplémentaire.

Bref, tout commence vraiment pour Depeche Mode comme pour beaucoup d’autres groupes de l’époque lors des «Futurist Nights» londoniennes organisées par le Bridge House Pub. Des nuits immortalisées par une compilation qui présente entre autres Blancmange et Soft Cell (Some Bizzare). C’est là qu’ils rencontrent Daniel Miller, producteur et boss de Mute, qui leur permet de sortir un premier single «Dreaming Of Me», puis l’album premier du nom. Ils ont choisi une option assez minimaliste, boîte à rhythme basique, synthés au son jouet, gadget, beaucoup de chœurs, et une voix plutôt monocorde, pas encore très assurée, qui hésite à se lancer dans des harmonies trop compliquées. Mais ça marche. On voit tout de suite émerger deux tubes (parmi de nombreux autres potentiels) «New Life», et surtout «Just Can’t Get Enough». Les clips eux aussi commencent à démarrer en force. On peut voir les quatre gaillards se trémousser derrière leurs synthés, entourés à nombre égal de minettes sautillantes, tous de cuir vêtus. Martin Gore s’est affublé d’un vieux bonnet type éboueur, Fletcher, sans lunettes, arbore, lui, une casquette de cuir rabattue sur les yeux, Dave Gahan la joue coupe en brosse et Ray Ban, tandis que Vince Clarke cultive avec application une barbe de trois jours. A ce play back look homo viril, alternent des scènes tournées dans un pub, des Depeche Mode beaucoup plus clean, cravatés, attablés devant des cocktails multicolores, rouge à lèvres et minauderies de rigeur. Même si, au niveau son, cet album est un de ceux qui a le plus vieilli, c’est aussi, et pour les mêmes raisons, l’un des plus intéressants. Un disque à prendre comme témoignage d’une époque révolue don’t il porte, de même qui le clip, tous les stigmates.
 

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Transition

Là tout pourrait s’arrêter, Vince Clarke qui passait pour l’élément créatif indispensable s’en va. Mais ce qui aurait pu être une catastrophe définitive pour le groupe se transforme en une formidable opportunité. Martin Gore a enfin le champ libre pour s’exprimer et fait immédiatement preuve de ses talents de compositeur avec de bonnes chansons acidulées, cultivant un ton un peu moins insouciant que sur le disque précédent. Malgré tout, ce n’est qu’un début, et «A Broken Frame», un an après, sent quand même l’album de transition. Ils ne sont plus que trois, songeurs sur les photos. Un ciel gris et lourd sur le recto, une paysanne à la faucille au réalisme soviétique, femme à la faux bien plus mobide sur le verso. Beaucoup d’histoires de désillusion, de déception, d’interrogation, d’absence, avec des «she» et des «her» qui font parfois penser à l’Albertine de Proust. Seul «Nothing To Fear», un instru à la «Midnight Express», clame l’optimisme par son titre, mais dégage une ambiance qui en présente aussitôt l’antithèse. Pas très très gai tout ça et pourtant l’album a quelque chose de léger, de frais. Dave Gahan progresse, ose davantage jouer sur sa voix, encore un peu fragile. Mais les sons des synthés restent gentils, et ceux de la boîte: bruts, pas assex travaillés. «Satellite» s’appuie sur des sonorités d’instruments à vent, pas d’emphase dans la voix, bien que ce soit elle qui donne le ton à une musique un peu marche funèbre. Même plan dans «Shouldn’t Have Done That» qui dégage un curieux feeling black, évoquant un enterrement New Orleans: quelque chose de triste présenté sur fond serein. Les compositions jouent sur un léger décalage climatique, entre les mélodies subtiles tissées par la voix et celle plus primitives de la musique («Monument»).

Entre-temps est arrivé le quatrième membre, Alan Wilder, recruté pour sa tournée américaine à la place de Vince et qui va finalement rester. Sur l’album suivant, «Construction Time Again», il signera même deux compositions. Dave a enfin trouvé sa voie et sa voix, la tonalité qui lui convient. Plus rien d’emprunté ou de forcé. Le son évolue en choix plus raffinés. Le mix se fait à Berlin. Le style d’écriture change lui aussi, plus détachés des émois personnels, avec appartés surréalistes: «Keep telling us we’re here to have fun, Then take all the icecream so we’ve none»! Mais aussi teinté de préoccupations sociales, une première. «Taking from the greedy, Giving to the needy». Martin Gore prend conscience que l’on vit dans un monde d’avidité, entourés de loups aux dents acérées, «The grabbing hands grab all they can…». Avant, Depeche Mode se contentait d’un regard introspectif, il se tourne maintenant vers l’extérieur et s’étonne avec la même naïveté des horreurs du monde. Une révolte contemplative exprimée de manière directe dans «Shame», un thème qui reviendra de manière beaucoup plus subtile dans «New Dress» deux ans plus tard. L’un des morceaux les plus intéressants quant à la composition reste «Told You So», reprenant des idées ébauchées dans l’instru de l’album précédent et n’arrêtant pas de changer d’ambiances, de chœurs martiaux en rhythmiques lourdes à des passages plus ballade. Après la faucille de «A Broken Frame», «Construction Time Again» est symbolisé par un marteau, mais beaucoup plus Vulcain que socialiste. Album conceptuel, il est construit comme un bouquin, autour de petites paraboles qui se renvoient des phrases musicales de l’une à l’autre, jusqu’à la conclusion «And Then…» et l’épilogue reprenant la phrase-clé de cette complainte des temps modernes, «The Grabbing Hands»… Bref, «it’s a competitive world» et à propos de compétititvité l’album annonce rythmiquement les filigranes des tubes à venir. Question tube sur celui-ci il y aura surtout «Everything Counts» et «Love In Itself».

Rageur

Avec «Some Great Reward» en 84, Depeche Mode apparaît comme une grosse machine bien huilée. Gros son, changement de plusiers mégabass. Ils recommencent avec leurs romances mais y mêlent les problèmes plus matérialistes découverts dans l’album précédent. La «Little Girl», cette fois, travaille beaucoup et pour pas grand-chose dans une ville où règne la dépression («Something To Do»). De même que dans «Lie To Me», on peut mentir en parlant d’amour puisqu’on ment aussi dans les usines… Exemple significatif! Au niveau des émotions et des préoccupations, «Some Great Reward» se fait compromis entre un «A Broken Frame» et un «Construction Time…», avec en plus un élément dérangeant qui n’existait pas auparavant. La voix a acquis de l’assurance et aussi un grain spécifique et c’est ce grain qui contribue à charger le son d’un sens nouveau, à effacer le côté gentil au profit de nouvelles interrogations, préfigurant un aspect un peu plus malsain à développer par la suite. Musicalement, c’est tout de suite mené à un train d’enfer et ça sonne comme jamais. Ils sont retournés à Berlin pour enregistrer et ce qui était une ébauche sonore sur «Construction…» est ici accomplissement. L’album alterne entre les coups de poing rageurs sur plaques de tôle et le doucereux sussuré, mais tous les morceaux jouent sur la corde sensible. Martin Gore s’essaie au chant avec «Somebody», prière piano à l’âme sœur sur tempo cardiaque. Quand les textes semblent trop intimistes, on se demande parfois comment Dave réussit à chanter les paroles de Martin avec autant d’émotion. Là on s’interroge sur ce qui a pu pousser Martin à interpréter lui-même cette chanson-ci, au contenu somme tout plutôt anodin. Le morceau en tout cas contraste violemment avec le suivant, «Master And Servant». Titre archi-rabattu mais petit chef-d’œuvre de production, un appel au remix, au découpage, à l’exploitation D.J. De l’album, c’est surtout ce genre de morceaux qu’on a gardé en mémoire mais il contient aussi beaucoup de choses plus calmes, en un alternance bien sentie pour l’oreille. Moins bien dosé, il alterne aussi traits d’esprit et mièvreries («If You Want». Encore un titre, et c’est la dernière fois, signé Alan Wilder). Bien qu’encore totalement premier degré, Martin Gore se permet d’exprimer des choses plus dérangeantes. Comme avec «Blasphemous Rumours», excellent morceau au niveau du pathos, avec cette tension qui monte graduellement à coup de grosse caisse sur fond de jeu de roulette, et des paroles qui touchent à coup sûr (qui n’a pas pensé un jour qui Dieu avait un sens de l’humour assez malsain?). D’accord, ça semble moins osé qu’un «God Save The Queen» mais efficace quand même et parfait miroir des révoltes juvéniles. Usé à force d’être piétiné sur les pistes de danse de toutes les boîtes civilisées de la plànete, cet album est plus difficile à réécouter que les autres. Mais bien que trop entendu, il restera quand même comme étant celui de la maturité: le groupe a trouvé un équilibre et un contre-pied, une force de frappe internationale.

Célébration

Vient ensuite la compilation des singles. Par opportunité purement commerciale, ou pour amorcer un nouveau virage, ou pour laisser au groupe de temps de digérer les succès de «People Are People» (leurs plus gros hit jusqu’alors dans les charts anglais, mais seulement 4e) et «Master And Servant» qui leur ouvre la voie aux USA, un peu retardataires sur l’enthousiasme européen. Quelles qu soient les motivations, la compilation a surtout le mérite de rassembler les titres parus entre les albums et devenus difficilement trouvables depuis, comme le premier single «Dreaming Of Me», ou encore «Get The Balance Right», «Shake The Disease» ou «It’s Called A Heart». Accompagnant le vinyl, on trouve de grands moments de littérature sous forme d’extraits de chroniques parus à la sortie des 45. Vulgaire: «I’ve heard more melody coming out of Kenny Wheeler’s arsehole» (Melody Maker, 82, à propos de «Leave In Silence»). Pratique: «…Whether the members of Depeche Mode are actually dead or alive is a question that has baffled the medical profession for years» (Sounds, 83, à propos de «Everything Counts»). Pédant: «Another big hit, and nothing short of driving a rusty meathook through David Gahan’s malformed cranium will prevent it» (Sounds, 83, «Love In Itself»). Autant de commentaires qui font surtout rire avec le recul mais qui, s’ils n’ont sûrement jamais empêché Depeche Mode de vendre des disques, ont quand même dû les irriter sur le moment!

Après la paus, la messe noire, «Black Celebration». L’album qui sonne le plus mégalo, grandiloquent et surchargé d’effets studios évidents, pesants. On a l’impressions qu’ils viennent de découvrir une nouvelle marque de synthé et s’en donnent a cœur joie. Une espèce de transition mal équilibrée entre le gros succès commercial de «Some Great Reward» et son potentiel discothèque et une pointe d’envie de faire une «œuvre» comme d’autres bien avant ont fait des symphonies. Enchaînements travaillés pour créer une illusion d’ensemble, arrangements en grandes pompes, voix crooner qui s’y croit… Rasant. A part «New Dress» qui fait très fort au niveau des paroles, juste des histoires de garçons et de filles de leur âge qui s’en vont dans les rues deux par deux et découvrent ensemble qu’il y a d’autres plaisirs que de se promener main dans la main. Et puis «Question Of Time» qui sonne comme une histoire de loup et de petit chaperon rouge. Bref, un album bateau.
 

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Plébiscite

A côté, «Music For The Masses» est un petit chef-d’œuvre. Il va effectivement ratisser large mais, malgré son nom, il ne semble pas particulièrement conçu à cet effet. Le ton y est plus intimiste, plus profond. Martin, on le savait, a le sens du tube et de la mélodie mais en plus une sensibilité qui sauve le groupe du créneau superficiel purement commercial. Il est facile de cracher sur Depeche Mode au nombre de disques vendus et de Bercy remplis, il est de bon ton de se gausser du patronyme par moult contrepétries usées et autres vannes de même veine, mais il est beaucoup plus difficile aujourd’hui d’avouer qu’on aime le groupe sans passer pour un imbécile attardé. Avec «Music For The Masses» la réponse est claire, Depeche Mode ne fait pas dans l’élitisme mais dans la musique populaire, pop donc, et de qualité, qui plus est, avec un constance et un don pour frapper droit au but qui devrait quand même forcer l’admiration au lieu des railleries. Le titre a quelque chose de provocant, les paroles jouent le sous-entendu («Behind The Wheel») ou les pieds dans le plat avec un «I Want You Now», que relègue très loin leur côté fleur bleue! Les choix sonores eux aussi ont pris une nouvelle ampleur: beaucoup de sons plus naturels, moins purement synthétiques, des pianos qui sonnent vrai, des sensations accoustiques, plus lyriques. L’album ne s’éloigne pas tellement des structures et des alternances rythmiques des précédents mais c’est surtout ce choix dans les sons qui fait toute la différence. Moins de gadgets au profit d’un enrobage plus léché, quelque chose de massif qui combine séquencers et compositions pour orchestres. Enregistré entre Paris et Londres, mixé au Danemark, c’est aussi la première fois que Daniel Miller n’apporte qu’une aide «additionelle» à la production et exit Gareth Jones, fidèles aux manettes depuis le début.

Ce «Music For The Masses» au nom prémonitoire fait de Depeche Mode un group très très grand. C’est surtout l’année du succès sans précédent aux Etats-Unis et la tournée triomphale qu’il occasionne se doit d’être immortalisée. Résultat, «101» double album live, bel objet empacketé par Anton Corbijn, au son étonnant, et à la correspondance vidéo établie par D. A. Pennebaker.

Sans compter cet intermède commémoratif, il faut attendre trois ans (alors que jusque-là ils avaient tenu le rythme d’un par an) pour voir un nouvel album studio. Depeche Mode a dix ans et réussit encore à étonner en attaquant les années 90 avec un «Violator» décapant. Tout change et rien ne change. C’est toujours électro mais ça s’est enrichi de sons plus rock («Personal Jesus»), de trouvailles subtiles, et á l’usage le style s’est épuré pour ne garder que le meilleur, passant du jeu à la maîtrise parfaite, se permettant de garder la même trame et de s’en tenier à des variations, comme si le group cherchait la quadrature du cercle, le mouvement parfait, toujours à la poursuite des mêmes obsessions, juste exprimées un peu différemment avec l’âge et les moyens. «Violator» condense les temps forts d’années de travail, sonne comme un aboutissement et s’impose par conséquent comme le meilleur album du groupe.

PS: Avec toutes mes excuses Andy Fletcher qui avait eu l’amabilité d’accorder une interview par téléphone, que la piètre qualité technique n’a malheureusement pas permis de transcrire…

Disco CD

SPEAK AND SPELL (1981)
(Mute / Virgin)
2 / 2

A BROKEN FRAME (1982)
(Mute / Virgin)
2 / 2

CONSTRUCTION TIME AGAIN (1983)
(Mute / Virgin)
3 / 3

SOME GREAT REWARD (1984)
(Mute / Virgin)
2 / 4

THE SINGLES 81-85 (1985)
(Mute / Virgin)
2 / 3

BLACK CELEBRATION (1986)
(Mute / Virgin)
1 / 3

MUSIC FOR THE MASSES (1987)
(Mute / Virgin)
3 / 4

BEST

101 (1989)
(Mute / Virgin)
2 / 4

VIOLATOR (1990)
(Mute / Virgin)
3 / 4

BEST

Lecture laser
Qualité musicale:
0 – Dispensable
1 – Secondaire
2 – Bon
3 – Excellent
4 – Chef-d’œuvre

Qualité CD (Son, Livret, Titres bonus, etc):
0 – Vinyl, d’urgence!
1 – Médiocre
2 – Convenable
3 – Remarquable
4 – Tout confort

ECO:
Prix avantageux

BEST:
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